Fiche action
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Territoires de Demain

PART'Extern

En cours
Territoire de Grand Paris Seine & Oise
Le projet PART’Extern, mené dans le cadre du programme ENERCOM porté par l'ADEME et le PUCA, avait pour ambition de valoriser les bienfaits générés par les projets d’autoconsommation collective afin d’élargir leurs sources de financement – publiques et privées – et de consolider durablement leurs modèles économiques.
Projet

Le projet PART'Extern s'inscrit dans la continuité du projet PART'Ener pour une énergie locale renouvelable, une initiative territoriale visant à développer des projets d'énergie locale, notamment autour de l'électricité photovoltaïque et de l'autoconsommation collective participative.

Cette étude, menée dans le cadre du programme de recherche ENERCOM et portée par Patrice Auclair et Rafik Absi (ECAM EPMI) en partenariat avec SEINERGY LAB s'est articulé autour de trois axes complémentaires :
Lot 1 – Identifier les bienfaits (économiques, sociaux, environnementaux, territoriaux)
Lot 2 – Valoriser ces bienfaits pour en faire des leviers financiers mobilisables
Lot 3 – Sécuriser les transactions via des mécanismes contractuels adaptés

Autres ressources

Revealing Hidden Externalities for Collective Strategic Action↓ Télécharger

Soutenue et financé par

ADEME
ECAM-EPMI

Objectifs

Menée sur la période 2023-2025, l'ambition de l'étude est claire.

Les effets des projets énergétiques locaux dépassant la seule production d'énergie locale renouvelable, il s'agissait donc de :

  • mieux identifier les bénéfices générés par ces projets,
  • et proposer des outils pour les reconnaître et les intégrer dans les décisions publiques et économiques.

Résultats

Tirer les enseignements du terrain

Les travaux mettent en évidence plusieurs facteurs déterminants pour le succès des projets d’autoconsommation collective :
1. La gouvernance est centrale : les modèles coopératifs ou associatifs favorisent l’acceptabilité et l’engagement local, mais nécessitent des mécanismes solides de sécurisation financière.
2. Le principal frein est financier : l’incertitude sur les flux futurs, le risque perçu par les petits acteurs et la difficulté d’atteindre une taille critique ralentissent le passage à l’échelle.
3. La mutualisation du risque est un levier stratégique : les projets les plus résilients sont ceux qui intègrent des mécanismes de partage ou de couverture du risque.
4. La valorisation des co-bénéfices territoriaux est insuffisante dans les dispositifs actuels de financement.

Ces résultats confortent l’hypothèse structurante du projet PART’Extern : la création d’un fonds de garantie ou d’un véhicule de partage de risque pour agréger les bienfaits et sécuriser les acteurs.

Vers un fonds de garantie pour changer d’échelle

La démarche proposée consiste à :

  • agréger les externalités positives identifiées,
  • neutraliser ou compenser les externalités négatives,
  • atteindre un effet de seuil financier indispensable au déploiement massif.

Ce mécanisme peut prendre la forme d’un « fonds de développement territorial » ou d’un « véhicule de partage de risque », permettant de rassurer les petits producteurs, collectivités et citoyens investisseurs. Il s’agirait d’un véritable « outil de monétisation des bienfaits territoriaux », au service du déploiement des communautés énergétiques PART’Ener sur le territoire de GPS&O mais aussi sur l’ensemble du territoire national.

Les travaux ouvrent désormais une perspective stratégique : réinterroger le modèle juridico-financier retenu pour PART’Ener (structure associative) afin de permettre la mise en place d’un fonds de garantie et d’engager un véritable changement d’échelle.

Ainsi, le projet PART’Extern dépasse la seule expérimentation locale.

Il pose les bases méthodologiques et financières d’un nouveau modèle de déploiement des projets d’autoconsommation collective :

  • reconnaître et quantifier leur valeur globale,
  • transformer cette valeur en levier financier,
  • sécuriser les acteurs par la mutualisation du risque,
  • créer les conditions d’un passage à l’échelle territorial.

L’enjeu n’est plus seulement de produire localement de l’énergie renouvelable. Il s’agit désormais de « structurer un écosystème financier capable d’en soutenir durablement le développement ».

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Cette action vous est présentée par Marie-Gabrielle Mery

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